
Ce titre de post, bien qu’anodin et -avouons-le- bien facile, aurait vraiment pu être « Inception, réussirez-vous à dormir comme vous le faisiez avant? ». En effet, ce film, réalisé par Christopher Nolan (à qui l’on doit également The Dark Night par exemple) et comptant en tête d’affiche ni plus ni moins que Leonardo Di Caprio et Marion Cotillard, est, de part sont storyboard mais également sa mise en scène; surprenant.
On assiste en fait à une démonstration de force dans un monde où l’espionnage s’effectue via le rêve, lorsque l’on rêve, on est vulnérable et il est aisé pour un malfrat de dérober, sous couvert d’un faux rêve, des informations. L’un de ces voleurs, Dominic Cobb (appelé Dom), se voit un jour confier une tâche différente de celle qu’il a l’habitude de faire, cette fois, on ne lui demande pas de dérober une idée du subconscient d’un homme, mais d’en faire entrer une; c’est l’inception. Pour cela, il va avoir besoin d’aide et recrutera les meilleurs, la crème de la crème mais cela suffira de justesse face aux démons qui le hantent.

Le film commence par un homme allongé sur une plage, on ne sait pas comment il est arrivé ici mais on sent une pointe de réalisme, jusqu’à ce qu’une femme intervienne, nous faisant basculer dans l’irréel, au sens strict puisque l’on apprend que l’homme est en fait en train de rêver dans le but de dérober des informations confidentielle. On voit alors comment il procède, autant vous le dire tout de suite; si, dans les premières minutes du film vous n’accrochez pas, vous aurez du mal pour la suite.

Ensuite, petit à petit, on est guidé vers des scènes surréalistes (voir photo ci-dessus), des effets spéciaux très travaillés en fait mais dont l’ampleur vient de façon graduelle se mêler à la réalité, on a pas vraiment trop le choix, il faut croire ce que l’on voit. Notez que symboliquement, on entre dans un rêve au tout début du film, sur la plage.
Là où Nolan surprend encore plus, c’est dans la façon de presser l’action, on sent une tension tout au long du film qui ne s’estompe que lors des rêves (enfin, pas tous), pour symboliquement (toujours), nous faire sentir que dans les rêves, le temps s’écoule plus vite (5 minutes de « vraie » vie sont égales à 1 heure de rêve). D’après Ariadne, qui est l’architecte des rêves, tout n’est que sensations.
Cependant, l’intrigue du film ne saurait -évidemment- nous laisser sur ce compte. L’inception sera donc détaillée trait par trait, on apprendra que les héros, qui seront en fait des manipulateurs, devront utiliser plusieurs rêves pour arriver à leurs fins, en mettant au besoin leur vie en danger.
Symboliquement, on vit dans les rêves, l’exemple le plus flagrant est celui de Cobb qui hésite à donner un sens réel à sa vie depuis la disparition de sa femme, il ne sait plus vraiment s’il vit quand il rêve ou s’il rêve quand il vit. La solution la plus simple à cette problématique serait donnée par l’inception, en effet, il est difficile de faire entrer une idée dans la tête de quelqu’un à partir d’un rêve, il faut d’après lui la laisser pousser, grandir et ne donner à la cible que des éléments qui pourraient la conduire vers l’idée en elle-même. L’idée se fait donc graine, représentative de la vie, on vivrait donc en rêvant puisque c’est dans le rêve qu’on la plante.
La production est américaine, on soupçonne même que le budget est énorme (en réalité il est de 160 millions de $) au vu des effets spéciaux et du fil directeur de l’histoire (qui plus est se finit bien mais de façon troublante) qui est l’amour (tinté de liasses de billets également).
Vous l’aurez comprit, c’est un film grand public regardable à plusieurs niveaux (oulà là le méchant jeu de mots), cependant, à réserver aux grandes personnes. Il est financé par Warner (comme Harry Potter au passage) et est sortit mercredi dernier.
Si vous êtes en mal de surprise, que vous voulez découvrir les facettes de vos rêves ou tout simplement que vous êtes très curieux, c’est vraiment un film à voir, je me permet même de le recommander tellement il m’a plu (ce n’était pas arrivé depuis Avatar).















01/08/2010 11:54
c’est un très beau film, mais je pense que dicaprio, soit dit en passant, a du battre un record de sprint (à travers les ruelles sinueuses, sans tomber, et en costume cravate s’il vous plait!!!)!
du plus la fourgonette de la dimention de reve 1 de l’inception a des capacité de réssistance aux chocs assez impressionante (pour une fourgonette).
01/08/2010 11:59
« N’héésite pas à rêver plus gros », je pense que cette citation explique la résistance de la fourgonnette!